Mon trésor (Or)
film israélien de Keren Yedaya
avec Ronit Elkabetz, Dana Ivgy.
Sortie : 1er décembre 2004.

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Bonne surprise que cette Caméra d’Or du Cannes 2004 : Keren Yedaya y dépeint
sans complaisance la vie de Ruthie, mère célibataire qui se prostitue à
Tel-Aviv et de sa fille Or, qui essaie de la secouer pour qu’elle en sorte.
On est très, très loin de l’exposé sociologique, heureusement, et loin aussi
du voyeurisme que suscite parfois le sujet. L’intimité des deux femmes a ici
une épaisseur – du traitement des couleurs aux dialogues et aux gestes – qui
rend le film très attachant.
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Prenez les deux stars (à juste titre) du cinéma argentin, un sujet
incontournable (les enlèvements et assassinats des opposants après le coup d’Etat
de 1976), dirigez bien les enfants, et vous obtiendrez… pas grand chose. Au
mieux, une chronique enfantine sans aucune originalité, et dont la tension
réside dans le seul triste « suspense » de la disparition des parents, qui se
cachent avec leur enfant et un jeune résistant dans la maison de campagne
prêtée par un ami. Dernier coup d’œil sur une joie de vivre familiale écrasée
par la dictature.
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Kamchatka
film
argentin de Marcelo Pineyro
avec Cecilia Roth, Ricardo Darin.
Sortie : le 1er décembre 2004.

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Parfum d’absinthe
film allemand de Achim von Borries
avec Daniel Brühl, August Diehl.
Sortie : 1er décembre 2004.

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Ambiance nihilisme début de siècle pour ce drame psychologique situé dans
l’Allemagne des années vingt : quatre jeunes gens s’aiment, se déchirent,
écrivent des poèmes et se jurent un suicide collectif. Tout est
malheureusement attendu, jusqu’au travail de lumière et au nappé de la voix
off, habillage qui réduit Parfum d’absinthe à n’être qu’un film
d’atmosphère.
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Pas
de doute Trapero sait saisir la matière, qu’il filme en noir et blanc très
cadré (Mondo Grua) ou en couleurs, caméra plus agitée (ici). Reste que
de ce voyage de la famille d’Emilia (84 ans) chez la sœur de celle-ci à 1500
km de Buenos Aires manque un peu de sel. Le talent au ras du réservoir, ça
use, et on a la désagréable impression, sorti du film, d’avoir soi-même
essuyé les cahots de la grosse camionnette familiale entre Papa qui voudrait
tromper sa femme avec sa belle-sœur, et le petit cousin qui flirte avec sa
cousine…
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Voyage en
famille (Familia Rodante)
film
argentin de Pablo Trapero
avec Graciana Chironi, Liliana Capuro, Roth Dobel.
Sortie : 1er décembre 2004.

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Maria pleine de grâce
film américain de Joshua Marton
avec Catalina Sandino Moreno.
Sortie : 8 décembre 2004.

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Solidement documentée, cette fiction dénonce le phénomène des « mules »,
jeunes femmes colombiennes embauchées par les cartels pour transporter dans
leur ventre et à leurs risques de la drogue vers les Etats-Unis. Si
l’on évite le film dossier, c’est parce que son réalisateur se tient au plus
près de son héroïne, sans jeu de mots, parfaitement incarnée par une
non-professionnelle excellement dirigée. En parlant de jeu de mots, celui du
titre (et de l’affiche, qui montre ce que l’on croit être une hostie et qui
est un paquet de drogue) n’est pas fondamental dans l’histoire.
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L’intrigue – la cavale de jeunes braqueurs accompagnés de leurs petites amies
d’origine plutôt bourgeoise, l’époque - 1975, Jacquot s’en fout comme de l’an
quarante : l’enjeu, ici, est de filmer sous toutes ses coutures et dans le
beau noir et blanc signé Caroline Champetier (chef-op de Doillon, Claire
Denis) l’actrice Isild Le Besco. Voix susurrantes, point de vue subjectif,
scènes déshabillées, tout est au plus près, au point qu’on étouffe. A moins
d’être in love, on ne se sent guère concerné par ce regard mille fois
vu d’un réalisateur d’un certain âge sur une jeune comédienne au physique
agréable…
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A
tout de suite
film français de Benoît Jacquot
avec Isild Le Besco, Nicolas Devauchelle, Ouassini Embarek.
Sortie : 8 décembre 2004.

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Café
lumière (Kohi jiku)
film japonais de Hou Hsiao-hsien
avec Yo Hitoto, Tadanobu Asano
Sortie : 8 décembre 2004

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Sous
couvert d’un hommage à Ozu (pour le centenaire de sa naissance en 2003),
maître Hou se paie une virée au Japon. Attentif à la lumière, à la
circulation du métro de Tokyo (filmé en douce), assez peu dans le style
ultra-cut d’Ozu. Ni thèse (comment peut-on être japonais ? à la Montesquieu)
ni film d’action, un film purement contemplatif et forcément… lumineux.
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Polar psychologique rural pas inintéressant : un jeune inspecteur de police
envoyé résoudre le meurtre d’un ado aux confins du Finistère va éprouver une
fascination mêlée d’horreur pour le père de celui-ci, au point d’en faire le
suspect numéro 1. Tombeur, alcoolique depuis son deuil, mais aussi
puissamment mâle, Tanguy (Recoing) est tout l’inverse du gauche Lehuel (Lespert).
Œdipe tordu que des scènes quasi-fantastiques rendent bien, dans un film par
ailleurs un peu trop obnubilé par son seul scénario.
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L’Ennemi
naturel
film français de Pierre Erwan-Guillaume
avec Jalil Lespert, Aurélien Recoing.
Sortie : 8 décembre 2004.

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