
Durée : 1h45 - Etats-Unis – 2001 – Réal&Sc&Mus : Alejandro Amenabar. Im :
Javier Aguirresarobe. Prod : Dimensions Films, Cruise-Wagner. Avec : Nicole
Kidman, Fionnula Flanagan, Cristopher Eccleston, Elaine Cassidy.
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Voilà un film
dont il est difficile de parler sans le déflorer, et l’on s’attendrait
presque à trouver en guise de bande annonce un Hitchcock revenu nous
intimer de ne rien dévoiler aux « innocents » qui n’ont encore rien vu.
Disons qu’il repose sur trois choses : des personnages emblématiques, une
ambiance et un scénario. Du scénario je ne dirai que le strict minimum :
nous sommes en 1945 dans l’Ile de Jersey, une jeune mère – Nicole Kidman –
vit confinée avec ses deux enfants dans un immense manoir. Ces enfants
souffrent d’une étrange maladie - comme elle l’explique aux trois nouveaux
domestiques qui entrent à son service : ils sont photosensibles et ne
doivent sous aucun prétexte être exposés à une lumière plus forte que celle
de la flamme d’une bougie.
Le réalisateur tire bien sûr parti de ce postulat pour nous plonger dans
une obscurité oppressante. Le décor joue également un rôle essentiel :
c’est un dédale de couloirs, de portes et de débarras. Cependant il a
choisi de l'exploiter non pas en multipliant les angles de prise de vue
mais en y promenant sa caméra à toute allure : ce qui reste un effet facile
et ne sert pas particulièrement le suspense. Plus que le suspense c’est
d'ailleurs la peur que veut susciter Amenabar. Il s’agit comme l’expose le
dossier de presse « de réveiller des sentiments primaires de peurs
enfantines ». C’est la partie la plus conventionnelle et la plus discutable
du film car si Lle spectateur se surprend à sursauter c'est
surtout dû aux efforts conjoints d’une
musique retentissante et d’un montage saccadé.
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