EN BREF

Bridget


 

Film américain de Amos Kollek.
2001. 1h30.

 

 

 



 


Amos Kollek est un cinéaste obsessionnel qui de Sue perdue dans Manhattan à Queenie in Love brasse toujours les mêmes thèmes et les mêmes personnages de marginaux en quête d’amour aux prises avec les dures réalités de l’existence. Ces réalités sont plus ou moins rudes et l’amour est plus ou moins au rendez-vous, tout est dans le dosage qui donne sa tonalité douce-amère au film. Le problème avec Bridget c’est que le cocktail ne passe pas. On imagine que l’idée était d’opposer le passé de Bridget, violent, sordide, terrible, à sa nouvelle existence digne d’un conte de fée. Mais le contraste est trop violent et à force de retournements de situation invraisemblance le spectateur perd tout intérêt pour l’histoire. Heureusement qu’il y a Anna Thomson, comédienne incroyable de justesse et de présence, aussi crédible en danseuse de peep show humiliée qu’en caissière de supermarché triomphante, elle est la seule raison de voir le film.

MP

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