LES EXPERTS : MIAMI (CSI : Miami)

 

Faisant suite à la série «Les Experts», le spin off «Les Experts: Miami» s'annonçait comme l'une des valeurs sûres du petit écran mais tient mal ses promesses.

Il y a deux ans débarquait sur nos télés une série qui allait faire passablement parler d'elle, «Les Experts», produite par Jerry Bruckheimer («Armageddon», «Pearl Harbour»), et dont les scénarii étaient signés par un nouveau venu, Anthony Zuiker. À Las Vegas, ville du jeu et du crime, opère une bande de légistes menée par l'impassible Gil Grissom (William Petersen) qui récolte sur les lieux du crime les indices susceptibles de confondre le coupable. La formule est vite rodée: un meurtre auquel nous n'assistons pas, puis les éléments décelés sur le terrain, les tentatives de reconstitutions comme autant de flashes back, les simulations en laboratoire et le dénouement, le tout dans une lumière bleutée rendant l'ensemble aussi froid qu'une morgue.

Parmi les antécédents – une équipe et des techniques de pointe –, on pense inévitablement à «Mission: Impossible». Mais là où la dissimulation était de mise, ici tout est mis en œuvre pour faire éclater la vérité. Cependant, c'est dans une série plus récente qu'il faut chercher le modèle inégalé: «Profiler», créé en 1996, et qui n'aura vu se succéder que quatre saisons. À l'œuvre dans chaque épisode, une équipe du VCTF (une branche du FBI) qui traque les tueurs en série. Au centre: un tandem de choc composé de Sam Waters, une psychologue douée d'une intuition exceptionnelle, et Bailey Malone, un vieux flic bourru à qui on ne la fait plus. Ici aussi science et intuition faisaient bon ménage.

Mais revenons aux «Experts». Le succès de ces Sherlock Holmes du XXIe siècle fut tel qu'un avatar fondé sur le même principe s'imposa. Un contretype fut donc mis au point: «Les Experts: Miami» dont le pilote conclut la dernière saison de la série mère. Là où Las Vegas installait des ambiances nocturnes et froides, Miami implique la chaleur et le métissage. D'où le choix de David Caruso (rescapé de «NYPD Blues») dont la rousse crinière incendie un épisode prometteur. Moins de technologie, plus d'humanité laissaient augurer du meilleur. Las, après trois épisodes, les acolytes d'Horatio Caine ne sont encore que des silhouettes, les intrigues trop prévisibles, et le canevas prenant le dessus, la routine s'installe. Le concept aurait-il déjà fait long feu?

Bertrand Bacqué

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Date de 1ère diffusion (US)
Durée
Network

 Septembre 2002
 60 min
 CBS

Créateur(s)
Producteur(s) exécutif(s)

 Anthony E. Zuiker
 Stephen Zito, Zuiker, Jerry Bruckheimer, J. Littman, A. Donahue, C. Mendelsohn

Avec

 David Caruso, Khandi Alexander, Rory    Cochrane, Adam Rodriguez, Emily Procter