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DARK
ANGEL
Vieille
d'à peine une saison, «Dark Angel», série produite par James Cameron, brille déjà de ses
derniers feu.
Un joli minois – qui a
les traits de la sémillante Jessica Alba – se faufile à pas de loup dans
Manticore, base militaire ultra secrète, afin de mettre un terme aux agissements
de professeurs fous qui mettent sur pied une armée de super soldats, faite de
clones et d'hybrides transgéniques. Nous ne sommes pas sur l'île du Docteur
Moreau, mais au début de la deuxième saison des aventures de «Dark Angel», créée
en 2000 par James Cameron, réalisateur auquel on doit «Titanic», mais aussi et
surtout «Terminator» I et II avec lesquels la série partage de nombreuses
obsessions.
Veine
post-apocalyptique: nous sommes en 2019 (petit clin d'œil à «Blade Runner» de
Ridley Scott?) dix ans après «l'impulsion magnétique» qui a plongé l'Amérique
dans un chaos tant économique que social. Mutants plus ou moins fréquentables,
telle Max, alias «Dark Angel», sorte de Terminator aux yeux de velours, fruit du
croisement entre l'homme et le félin et sœur cadette Catwoman. L'Amérique n'est
que ruines, livrée à une anarchie qui favorise la guerre des gangs et les luttes
fratricides entre groupes para-militaires. En quête d'identité, Max se compose
une famille de redresseurs de torts, toujours prêts à en découdre avec les
sbires de Manticore que dirige John Savage, admirable dans le rôle du méchant.
Quant à ses histoires de cœur, elles sont toujours parties remises, public
adolescent oblige.
Pourquoi, dès
lors, la Fox met-elle si vite un terme à cette série qui s'est déjà taillé un
franc succès et une horde de fans, au point d'en faire – expression galvaudée
s'il en est – une «série culte» ? Non pas à cause d'une simple histoire de
clonage, d'identité trouble et de sexualité chaotique. Mais l'on peut supposer
qu'après le 11 septembre, l'image d'une Amérique effondrée, mise à terre par des
terroristes et transformée en État policier répressif, n'est pas du meilleur
goût. D'autant que, comme dans «X-Files» (série parvenue à terme après neuf
saisons), l'ennemi est intérieur, plus ou moins lié à l'État et joyeux
manipulateur d'ADN. À ces délires paranoïaques, l'Amérique de Bush préfère sans
doute «Alias» qui exploite à fond la menace exotique, parlant Arabe de
préférence, nous renvoyant ainsi aux bons vieux schémas de la guerre froide.
Bertrand Bacqué
P.S. : au terme d'une seconde (et dernière)
saison plus que décevante, un petit bémol s'impose. La noirceur de la première
époque a en effet laissé place à des aventures plus ou moins insignifiantes :
exit le ténébreux John Savage. Les intrigues se font grands guignolesques
renvoyant à une «Buffy» qui, pour sa part, a gagné en profondeur. Un pari perdu
pour le père de «Terminator»?
Bertrand Bacqué
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Date de 1ère diffusion (US)
Date de la dernière diffusion
Durée
Network |
Octobre 2000
Mai 2002
60 min
FOX |
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Créateur(s) /Producteur(s) exécutif(s) |
James Cameron et Charles H. Eglee |
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Avec |
Jessica Alba, Michael Weatherly, John Savage,
Jensen Ackles, Martin Cummins, Valarie Rae Miller |
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