Comme toujours, Tony Gatlif dépense beaucoup, souvent en
pure perte. Il y a cependant une vitalité revigorante dans Exils, le
voyage improbable de Paris à Alger d’un couple de jeunes routards sur les
traces de leurs racines maghrébines. Évidemment, l’excès ne paie pas toujours :
les comédiens, à force d’être poussés dans le même sens (extraversion
gueularde, sensualité, mouvement permanent, bref animalité) courent vers le n’importe
quoi,
jusqu’à la transe finale. On oublie pudiquement le Prix de la mise en scène
mais on ne s’interdit pas d’aller voir Exils.
CG
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