EN BREF

La femme de Gilles


 

Film français de Frédéric Fonteyne. Avec Emmanuelle Devos, Clovis Cornillac, Laura Smet. 1h43.
Sortie : 15 septembre 2004
 

 

 

 

 

 


La Femme de Gilles tient malheureusement dans la chanson de Piaf qu’entonne son générique, C’est mon homme. Soit donc, ladite « femme » qui aime son butor de mari, un Clovis Cornillac clone de Gabin, puisque nous sommes dans le milieu ouvrier des années trente. Mais Fonteyne nous signifie assez clairement ceci : armé de deux co-scénaristes, il n’a que faire d’adapter paresseusement, avec quelques « touches d’époque », le roman dont il s’inspire, non : il a des prétentions à une sensualité forte, le mari revient du boulot, fait l’amour à sa femme, éjacule trop tôt. Puissance de la libido masculine, égoïsme de celle-ci, acceptation de la femme qui, la pauvresse, prend ce qu’on lui donne… Tout est dit : c’est son homme. Reste à dérouler le fil laborieux de l’adultère avec la jeune et jolie sœur. Le « scandale » du film tiendrait dans la patience de la femme trompée, persuadée, à raison, qu’elle récupèrera son homme quand il en aura fini avec sa sœur. Mais ce portrait admiratif de mater dolorosa laisse un arrière-goût d’Aurore naphtalinisée.
 

 CG

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